Mon quotidien de maman ASPI/TDA

Mon quotidien de maman ASPI/TDA

Mon quotidien : Maman asperger/TDA

comment je gère mes enfants, mon quotidien de maman aspi/TDA et mes troubles neurosensoriels ? Quels outils j’utilisent pour mon bien-être ? Les bonnes relations avec mes 3 enfants dépendent de mon bien-être. 

J’ai appris à gérer mon quotidien en me connaissant bien et accepter qui je suis vraiment.

Avant que je vous explique comment mes changements d’habitudes m’ont amené à mieux me connaître, je vais vous raconter mon quotidien hyper sensoriel dans mon cerveau atypique… Alors, bienvenue en Atypie.

Comment je perçois le monde ?

Les moindres contraintes sont des montagnes insurmontables. Me confronter au monde extérieur et aux personnes me fatiguent énormément parce que je me pose automatiquement la question : « comment vais-je aborder cette personne ?  Et comment me comporter pour ne pas paraître étrange ?». Ensuite conduire d’un point A à un point B est un acte réfléchi parce que cela me provoque une surcharge mentale. Pour moi, l’environnement est rempli de stimuli, des informations partout, tout le temps.

D’autres exemples, la météo : Un ciel laiteux me fait mal aux yeux, à la tête et contribue à mon brouillard mental. Il y a aussi les écrans : Un film d’action peut me rendre nerveuse car il y a trop d’informations en même temps, le son également(qui est souvent de mauvaise qualité) peut aussi me fatiguer.

Vient ensuite les inconvénients du TDA. Les tâches trop contraignantes à réaliser me paraissent pesantes. Donc cela se reporte sur mon ressenti physique. Et si je veux réaliser mes tâches qquotidiennes, je ne finis pas ce que j’ai commencé car mon esprit oublie et passe à autre chose à faire. Mon cerveau est sans arrêt en ébullition, cette hyperactivité mentale est constante. Cela à pour conséquence un brouillard mental par conséquent, je n’arrive plus à avancer.

Depuis mon adolescence, le matin était synonyme de gros stress à l’idée d’affronter la journée. Mes émotions du matin étaient puissantes. Évidemment, ce n’était pas des émotions positives ! Mon mal être envahissait mon esprit et cela durait des heures. J’étais déjà en surcharge cognitive. Pour finir, la fatigue prenait le dessus, mon corps entier était sans force, en conséquence j’étais obligée de me reposer.

Le soir par contre, c’est là que mon énergie arrive ! Pour me coucher, c’est compliqué car j’ai envie de faire pleins de choses ! C’est paradoxal !

Comment je gère mes troubles ?

Quand j’ai réalisé que le sport m’aidait mentalement et physiquement bien sûr, je me suis dit que j’avais une piste à explorer dans ma course au bien-être sensoriel. Dans un premier temps j’ai donc décidé d’instaurer une routine de renforcement musculaire. Au début, j’en faisais une à deux fois par semaine, Ce n’est pas beaucoup mais vu mon niveau à ce moment là, c’était déjà bien car mon corps avait du mal ! Au fil du temps, le rythme est devenu plus soutenu, ensuite j’ai rajouté des poids. Maintenant je pratique mon renforcement minimum 4 fois par semaine auquel s’ajoute la marche et le yoga. Et si le temps me manque, je fais tout de même une petite séance de renforcement de 10 – 15 minutes. Je parle plus en détail de mes routines et nouvelles habitudes ici

Je précise que je ne m’allienne pas non plus, si je passe une période où je n’ai tout simplement pas le coeur à faire mes routines, je lâche prise. Je pratique quand je me sens prête. J’essaie de trouver un juste milieu car on en vient très rapidement à procrastiner. Pour éviter la procrastination, il faut que les nouvelles habitudes soient installées.

Plus en détail

Le renforcement musculaire, je ne le fais pas en salle de sport, vous vous en doutez, la proximité des personnes, le bruit. Bref l’environnement d’une salle me rend très anxieuse et ce n’est pas la finalité pour moi. Mais je me rend compte que si je veux pratiquer plus intensément, je serais obligée d’en passer par là… Je vous tiendrais au courant. J’ai dit plus haut que je pratique du yoga, là, par contre, je suis un cours dans une petite salle avec peu de personnes et cela me convient comme ça. De plus, ma prof de yoga est une personne très empathique, compréhensive et qui a un grand cœur.

Concernant la marche, j’ai la chance d’avoir la campagne tout autour de moi. C’est un pur bonheur de me balader et de me connecter avec la nature.

L’activité mentale qui m’aide à me sentir moins envahit par mes peurs ainsi que mon hyper sensibilité, c’est la Méditation ainsi que les affirmations positives. Je pratique ces deux activités avec le cœur et toute l’énergie positive qui m’habite.

Pour conclure

Il y a des jours où je me rend compte que mes troubles sont envahissants et rendent difficile mon quotidien de maman atypique. Heureusement, c’est de moins en moins souvent. Je sais profiter du moment présent et j’apprécie les petits plaisirs de la vie. Mon moteur et ce qui me permet d’avancer, ce sont mes enfants et ma petite famille présente autour de moi. Je veux donner l’exemple à mes enfants afin que leur handicap ne soit pas une faiblesse mais une richesse.

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