TDAH ET SOMMEIL


Le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est un trouble neurodéveloppemental qui affecte les enfants et les adultes. Bien que le TDAH soit principalement associé à des symptômes tels que l’hyperactivité, l’impulsivité et la difficulté à se concentrer, il est important de reconnaître l’impact que ce trouble peut avoir sur le sommeil. Dans cet article, nous explorerons l’importance d’un sommeil de qualité pour les personnes atteintes de TDAH et les stratégies qui peuvent les aider à améliorer leur sommeil. Je vous parlerai également, de l’impact sur notre famille.

Les personnes atteintes de TDAH sont souvent confrontées à des difficultés pour s’endormir et maintenir un sommeil de qualité. Les symptômes du TDAH, tels que l’hyperactivité et l’impulsivité, peuvent rendre difficile la relaxation nécessaire pour s’endormir. De plus, les pensées incessantes et la difficulté à se détendre peuvent également perturber le sommeil. Ces problèmes de sommeil peuvent entraîner une fatigue diurne, une diminution de la concentration et une détérioration des performances cognitives.

Un sommeil de qualité est essentiel pour tous, mais il revêt une importance particulière pour les personnes atteintes de TDAH. Un bon sommeil permet de réguler les émotions, d’améliorer la concentration et de favoriser une meilleure gestion des symptômes du TDAH. En revanche, un sommeil insuffisant peut aggraver les symptômes du TDAH. Cela entraîne une plus grande impulsivité, une diminution de la mémoire et une augmentation de l’irritabilité.

  • Etablir une routine de sommeil : Il est important d’établir une routine régulière pour se coucher et se lever à des heures fixes. Cela aide à réguler l’horloge interne du corps et favorise un sommeil plus régulier.
  • Créer un environnement propice au sommeil: Assurez-vous que votre chambre est calme, sombre et confortable. Évitez les distractions telles que les écrans et créez un espace propice à la détente.
  • Pratiquer des techniques de relaxation : Des techniques de relaxation telles que la méditation, la respiration profonde ou le yoga peuvent aider à calmer l’esprit et à favoriser l’endormissement.
  • Éviter les stimulants avant le coucher : Limitez la consommation de caféine, d’alcool et d’aliments riches en sucre avant de vous coucher, car ils peuvent perturber le sommeil.
  • Consulter un professionnel de la santé : Si les problèmes de sommeil persistent malgré l’adoption de ces stratégies, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé spécialisé dans le TDAH. Ils pourront évaluer votre situation spécifique et vous proposer des solutions adaptées.

TDAH et sommeil, impacts et stratégies au sein de notre famille.

Je suis plutôt une personne TDA. Bien que dans la journée je ne sois pas hyperactive, dés la fin de l’après-midi, mon cerveau est en hyperactivité ! Mes pensées affluent dans ma tête ! Mon cerveau est une piste d’atterrissage pour idées, et activités diverses.  Ce regain d’énergie me rend créative, ce qui est un aspect positif. Grâce à la relaxation, à l’activité sportive et aussi la lecture, j’aborde le soir avec plus de sérénité. Pour mes enfants c’est différent. Depuis qu’ils sont petits, mes deux ados s’endorment tard. Trop de pensées les envahissent. C’est difficile à leur âge, de gérer cet afflux de pensées. Je leur donne des clés pour leur permettre d’évacuer les différentes émotions de la journée.

Ces clés sont : Mettre sur papier leurs ressentis, dessiner, écouter de la musique. Je leur propose de la méditation mais c’est une pratique pas évidente à leur âge et de plus ils n’en n’ont pas envie. 

Pour mon petit dernier, l’hyperactivité est très marqué en fin de journée. L’agitation motrice l’envahi et n’arrive pas à se poser. En conséquence, le couché est très compliqué. J’en ai parlé à la pédopsychiatre du MPEA. Elle m’a prescrit de la mélatonine à libération prolongée adapté à son âge. Depuis qu’il prend la mélatonine, l’endormissement est plus rapide et dort bien la nuit. Bien entendu, je continue les petits rituels avant de se coucher, jeux, lecture.

Je tiens à ajouter, que je ne regarde pas l’heure du couché car je sais que c’est peine perdu de le coucher à 20h. En effet, je m’adapte au trouble de mon fils et il ne sert à rien que je m’épuise à le coucher tôt ! (il s’agit de ma propre expérience et chaque enfant et situation sont différentes). J’ai oublié de préciser, qu’en ce moment, lorsqu’il sort de l’école, je l’emmène faire du vélo afin qu’il se défoule un maximum ! Les effets s’en font ressentir à la maison.

Conclusion

Que l’on soit TDA OU TDAH, ce trouble a un impact sur le sommeil.  Chez les enfants et les adolescents, cela peut avoir des conséquences sur leur scolarité, car le manque de sommeil peut aggraver les symptômes. En effet, l’hormone appelée mélatonine est sécrétée plus tardivement chez les personnes atteintes de TDAH/TDA, ce qui entraîne un endormissement plus tardif.

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